La Mosquée Hassan II - les auteurs

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Texte de Jean-Pierre PÉRONCEL-HUGOZ

Venu pour la première fois au Royaume chérifien alors qu’il étudiait encore les sciences politiques à Paris, Péroncel-Hugoz fut d’emblée captivé par « le destin à part » (Daniel Rondeau), politique et culturel, de ce « Tibet africain » ; de cet espace de civilisation sui generis, entré dans la modernité sans être dénaturé, fait rare, et cela grâce à Lyautey et aux monarques alaouites.

Notamment comme envoyé spécial du Monde ou chroniqueur à La Nouvelle Revue d’Histoire, Péroncel-Hugoz a publié depuis les années 1970 plusieurs centaines d’articles sur les diverses facettes des affaires marocaines. En 1996, avant même la « mode amazire », il a créé chez Eddif, à Casablanca, la collection « Bibliothèque arabo-berbère » (BAB), qu’il continue d’animer et qui a édité aussi bien Boutros-Ghali que Loti ou Malek Chebel, en attendant les frères Tharaud, le diplomate-historien Youssef Nékrouf ou Charles de Foucauld. Lui-même prépare actuellement un essai au fil de deux millénaires d’Histoire, Le Maroc par le petit bout de la lorgnette et un récit de voyage à travers le Sahara marocain.

Son « savoir » sur les pays du Sud, et l’aire islamique en particulier, vanté par le président Mitterrand qui le décorait en 1994, sa « franchise brutale » notée la même année par Tahar Ben Jelloun dans son Éloge de l’amitié, Péroncel-Hugoz les a utilisés à fond dans une dizaine d’ouvrages, depuis Le radeau de Mahomet (1983) jusqu’au Petit Journal lusitan (2007) via Assassinat d’un poète (1984) ou Villes du Sud (1990). Interrogé en 2008 sur ses écrits par la télévision Médi 1-Sat, le journaliste s’est autodépeint comme « un islamophile à l’ancienne », ne s’en laissant pas conter certes, mais se différenciant absolument des Occidentaux qui aujourd’hui veulent imposer leur normes de vie, de pouvoir ou de foi aux nations orientales, lesquelles doivent au contraire, sans se soucier du « politiquement correct » international, sauvegarder leur spécificité.

Une spécificité dont la « mosquée atlantique » de Casablanca est un exemple récent éclatant. Péroncel-Hugoz eut la chance de visiter ce monument, en compagnie de son architecte, à la veille même de son ouverture, en 1993, et il publia alors, dans Le Monde, le premier reportage étranger sur le sanctuaire royal qu’il a revisité en 2008.
Aussi sa plume nous a-t-elle paru idoine pour vous parler de la mosquée Hassan II trois lustres après son inauguration.

 

Photographies de Philippe PLOQUIN et Françoise PEURIOT

Pour ce livre sur la Mosquée Hassan II, ils ont réalisé des photographies exclusives grâce à l’autorisation exceptionnelle de feu S. M. le roi Hassan II.

Concernant le Maroc, on peut également retrouver leurs photographies dans les ouvrages suivants :

1990 — « LES CHEVAUX DU ROYAUME », 192 pages, préfacé par S.A.R. la Princesse Lalla Amina et réalisation de 25 livres en cuir, commandés par S.M. le Roi Hassan II pour différents chefs d’États
1992 — « MAROC FAUNE ET GRANDS ESPACES », 176 pages, édition bilingue (Français-Anglais)
1995 — « LES CITÉS IMPÉRIALES », 310 pages
1996 — « ARABESQUES, ARTS DÉCORATIFS DU MAROC », 480 pages, édition bilingue (Français-Anglais), avec l’autorisation spéciale de S.M. le Roi Hassan II de photographier dans les palais royaux
1999 — « MAROC TERRE DE LUMIÈRE », 192 pages, édition bilingue (Français-Anglais), réalisation de 40 livres en cuir dont 15 offerts par S. M. le Roi Mohammed VI aux chefs d’États arabes et 25 offerts par Othman Benjelloun, président de la BMCE à ses homologues étrangers.
2007 —  « MAROC TOILES DE LUMIÈRE »
(voir le site : www.maroctoilesdelumiere.com)
2008 — « FÈS VILLE DE LUMIÈRE »
(voir le site : www.fesvilledelumiere.com)
2009 — « TRÉSOR DU MAROC,
LES MYSTÉRIEUX BIJOUX BERBÈRES  »
(voir le site : www.bijouxberberesdumaroc.com)

En 1994, ils ont réalisé, pour l’agence Publicis, les images de la campagne « MAROC ÉBLOUISSEMENT DES SENS », élue meilleure campagne publicitaire de l’année 1994.